FOIRE AUX QUESTIONS

Si vous n’avez pas trouver réponse à vos questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous : info@psychotherapeutesquebec.ca

Soutien à la pratique (étudiants / professionnels) : soutien@psychotherapeutesquebec.ca

QUESTIONS GÉNÉRALES

Quelle est la différence entre un ordre et une association professionnelle ?

L’ordre professionnel, peu importe la profession qu’il représente, existe pour protéger le public contre des dommages pouvant être occasionnés par les professionnels.

L’association professionnelle, quant à elle, représente les droits et intérêts des professionnels.  Elle fait aussi la promotion de la profession elle-même.

On peut, par exemple, trouver l’Ordre des chiropraticiens du Québec et l’Association des chiropraticiens du Québec.

L’APQ s’inscrit dans la même logique, donnant à ses membres psychothérapeutes un lieu de rassemblement et de ressources diverses entourant la psychothérapie.  De plus, elle veille à ce que la psychothérapie bénéficie des meilleures conditions pour contribuer à la santé mentale et publique au Québec.

Quelles sont les loi en ce qui a trait à l'encadrement de la psychothérapie au Québec ?

Visiter le site de l'Office des professions qui réfère à la loi en vigueur (Code des professions) : https://www.opq.gouv.qc.ca/santementalerelationshumaines/domaine-de-la-sante-mentale-et-des-relations-humaines-projet-de-loi-21/encadrement-de-la-psychotherapie/

Visiter le site de l'Ordre des psychologues du Québec qui a le mandat d'appliquer la règlementation sur l'émission des permis de pratique de la psychothérapie : https://www.ordrepsy.qc.ca/obtenir-un-permis

 

Qu'est ce que la psychothérapie ?

Selon le thésaurus de l’activité gouvernementale, la psychothérapie est la « Méthode thérapeutique […] faisant appel à des moyens psychologiques pour traiter des troubles psychiques ou somatiques. »

En d’autres termes, il s’agit du traitement de la personne par des moyens psychologiques reconnus pour générer chez elle des changements fonctionnels, en présence d’une souffrance significative ou d’un dysfonctionnement. La psychothérapie vise donc à accompagner la personne souffrante vers un mieux-être durable.

Au Québec, la loi définit ainsi ce qu’est la psychothérapie :

Un traitement psychologique pour un trouble mental, pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique qui a pour but de favoriser chez le client des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif, émotionnel ou comportemental, dans son système interpersonnel, dans sa personnalité ou dans son état de santé. Ce traitement va au-delà d’une aide visant à faire face aux difficultés courantes ou d’un rapport de conseils ou de soutien.

Voici des interventions qui ne sont pas de la psychothérapie

Pour éviter la confusion, le règlement énumère quelques types d’intervention qui n’est pas de la psychothérapie et en donne une définition précise que voici :

La rencontre d’accompagnement vise à soutenir la personne par des rencontres, qui peuvent être régulières ou ponctuelles, permettant à la personne de s’exprimer sur ses difficultés. Dans un tel cadre, le professionnel ou l’intervenant peut lui prodiguer des conseils ou lui faire des recommandations

L’intervention de soutien vise à soutenir la personne dans le but de maintenir et de consolider les acquis et les stratégies d’adaptation en ciblant les forces et les ressources dans le cadre de rencontres ou d’activités régulières ou ponctuelles. Cette intervention implique notamment de rassurer, prodiguer des conseils et fournir de l’information en lien avec l’état de la personne ou encore la situation vécue.

L’intervention conjugale et familiale vise à promouvoir et à soutenir le fonctionnement optimal du couple ou de la famille au moyen d’entretiens impliquant souvent l’ensemble de ses membres. Elle a pour but de changer des éléments du fonctionnement conjugal ou familial qui font obstacle à l’épanouissement du couple ou des membres de la famille ou d’offrir aide et conseil afin de faire face aux difficultés de la vie courante.

L’éducation psychologique vise un apprentissage par l’information et l’éducation de la personne. Elle peut être utilisée à toutes les étapes du processus de soins et de services. Il s’agit de l’enseignement de connaissances et d’habiletés spécifiques visant à maintenir et à améliorer l’autonomie ou la santé de la personne, notamment à prévenir l’apparition de problèmes de santé ou sociaux incluant les troubles mentaux ou la détérioration de l’état mental. L’enseignement peut porter par exemple sur la nature de la maladie physique ou mentale, ses manifestations, ses traitements y incluant le rôle que peut jouer la personne dans le maintien ou le rétablissement de sa santé et aussi sur des techniques de gestion de stress, de relaxation ou d’affirmation de soi.

La réadaptation vise à aider la personne à composer avec les symptômes d’une maladie ou à améliorer ses habiletés. Elle est utilisée, entre autres, auprès des personnes souffrant de problèmes significatifs de santé mentale afin de leur permettre d’atteindre un degré optimal d’autonomie en vue d’un rétablissement. Elle peut s’insérer dans le cadre de rencontres d’accompagnement ou de soutien et intégrer, par exemple, la gestion des hallucinations et l’entraînement aux habiletés quotidiennes et sociales.

Le suivi clinique consiste en des rencontres permettant l’actualisation d’un plan d’intervention disciplinaire. Il s’adresse à la personne qui présente des perturbations comportementales ou tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique ou des problèmes de santé incluant des troubles mentaux. Il peut impliquer la contribution de différents professionnels ou intervenants regroupés en équipes interdisciplinaires ou multidisciplinaires. Ce suivi peut s’inscrire dans un plan d’intervention au sens de la Loi sur les services de santé et les services sociaux (L.R.Q., c. S-4.2) ou de la Loi sur l’instruction publique (L.R.Q., c. I-13.3), se dérouler dans le cadre de rencontres d’accompagnement ou d’interventions de soutien et également impliquer de la réadaptation ou de l’éducation psychologique. Il peut aussi viser l’ajustement de la pharmacothérapie.

Le coaching vise l’actualisation du potentiel, par le développement de talents, ressources ou habiletés d’une personne qui n’est ni en détresse, ni en souffrance, mais qui exprime des besoins particuliers en matière de réalisation personnelle ou professionnelle.

L’intervention de crise consiste en une intervention immédiate, brève et directive qui se module selon le type de crise, les caractéristiques de la personne et celles de son entourage. Elle vise à stabiliser l’état de la personne ou de son environnement en lien avec la situation de crise. Ce type d’intervention peut impliquer l’exploration de la situation et l’estimation des conséquences possibles, par exemple, le potentiel de dangerosité, le risque suicidaire ou le risque de décompensation, le désamorçage, le soutien, l’enseignement de stratégies d’adaptation pour composer avec la situation vécue ainsi que l’orientation vers les services ou les soins les plus appropriés aux besoins.

QUESTIONS DES CLIENTS

Est-ce que mes frais sont déductibles ou remboursables ?

Remboursement fiscal - Frais médicaux

Les honoraires des la plupart des psychothérapeutes sont déductibles d’impôts fédéral à titre de frais médicaux. Voir la liste des médecins autorisés aux fins du crédit d'impôt pour frais médicaux de l'Agence du revenu du Canada.

Remboursement par une compagnie d'assurances

Les reçus officiels d'un psychothérapeute, sont admissibles par toutes les compagnies d’assurances, mais non inclus dans tous les contrats. Selon que le contrat de votre employeur, il faut vérifier si celui-ci précise le remboursement de la psychothérapie offerte par un psychothérapeute. Le remboursement sera en fonction de l’entente entre l’employeur et l’assureur. Très souvent, l'employeur ne sait pas qu'il peut simplement demander la mise à jour de son contrat pour que ses employés bénéficient du remboursement immédiatement et parfois rétroactivement. L’APQ peut supporter l’employeur dans la mise à jour des contrats d’assurance sur demande. Informez-vous de nos services.

Est-ce que je peux rencontrer un psychothérapeute par l'entremise de mon PAE ?

Les psychothérapeutes offre des services via l’entremise des programmes d’aide aux employés (PAE).  Selon le nombre de séances et le mandat, il ne s’agira pas forcément de psychothérapie, mais d'intervention court terme pour un problème spécifique.

Cependant, lorsque le service est dispensé par un psychothérapeute reconnu légalement, ces premières rencontres seront mises à profit en guise d'évaluation et il sera plus facile de poursuivre pour une démarche plus approfondie en dehors du PAE.

À noter que les services d'un psychothérapeute fournisseur pour un programme d'aide aux employés (PAE) est toujours confidentiel et sans préjudice auprès de votre employeur.

Les modalités du services peuvent varier selon le contrat avec votre entreprise. Renseignez-vous auprès de votre PAE ou de votre service des ressources humaines. Il est recommandé de vérifier si votre compagnie d'assurances remboursera les services du professionnel consulté.

Quelles sont les différences/similitudes entre un psychothérapeute et un psychologue ?

En ce qui a trait au service de psychothérapie, les psychologues et les psychothérapeutes offrent un service équivalent et le niveau de formation spécifique à cette pratique est similaire.

Les psychologues ne pratiquent pas tous la psychothérapie. Quelqu'un peut avoir le titre de psychologue et être un chercheur, professeur, conseiller ou œuvrer en psychologie industrielle, etc. Ainsi, le psychologue qui exerce la psychothérapie est un psychologue-psychothérapeute. Il y a des actes réservés aux psychologues et d'autres partagés avec d'autres professionnels : le diagnostic psychologique (acte réservé), le diagnostic neuropsychologique (acte réservé sur attestation) et la psychothérapie (acte partagé entre psychologues, médecins et détenteurs de permis de psychothérapeutes).

Le titre « psychothérapeute » est réservé et englobe tous professionnels habiletés à la pratique légal de la psychothérapie, soit les médecins, les psychologues et les détenteurs d’un permis de pratique. Le titre ne peut se porter seul toutefois et doit être ajouté à la profession ou formation de base.

«Les personnes recevant les services d’un psychothérapeute détenteur de permis bénéficient des mêmes garanties de compétence, d’intégrité et d’imputabilité offertes par le système professionnel.» (Office des professions, 2016)

Tous les professionnels détenteurs de permis de psychothérapeute ont suivi un parcours académique et de stage clinique d’un minimum de 1,365 heures (équivalent à 3 ans de cours de niveau universitaire). En plus d’être psychothérapeute, la plupart des détenteurs de permis ont également une expertise dans un autre domaine des relations humaines pour lequel ils possèdent soit une maîtrise universitaire, soit une expérience professionnelle équivalente pour laquelle il a été reconnu compétent même s'il n'est pas forcément membre de l’un des ordres professionnels désignés.

Voir les exigences du permis : https://www.ordrepsy.qc.ca/resume-des-4-exigences

Comment reconnaître un faux psychothérapeute ?

Les faux psychothérapeutes sont parfois difficiles à reconnaître. Plusieurs services existes sous le nom thérapie, individuelle ou couple, favorisant ainsi la confusion chez le public qui ne sait plus à quel professionnel recourir. Plusieurs ont des compétences en relation d'aide ou en ce qui a trait au développement et mieux-être d'une personne, mais ces personnes ne possèdent pas la formation et les qualifications requises pour aider une personne en souffrance ou avec une altération du fonctionnement. Un professionnel bien intentionné peut quand même nuire à une personne vulnérable, dont la situation ou l'état peut être plus complexe qu'il n'y paraît, par méconnaissance, mégarde, négligence, omission, surestime de ses compétences ou méthodes, etc.

Consulter un psychothérapeute détenteur d'un permis de pratique de psychothérapie est une garantie de professionnalisme, de compétence et de soutien en cas de problèmes.

Méfiez-vous si la personne que vous consultez :

  • ne détient pas le permis de psychothérapeute;
  • vous promet des résultats, quel que soit votre problème;
  • insiste sur ses compétences particulières ou sur son pouvoir;
  • dénigre le travail des autres, notamment des professionnels;
  • fait miroiter des témoignages de clients satisfaits;
  • vous incite à ne pas vous informer en dehors de son propre cercle;
  • utilise des titres comme « thérapeute de l’âme », « médium », « accompagnateur » ou « coach de vie », tout en vous offrant un traitement pour un trouble psychologique (par exemple, la dépression ou l’anxiété);
  • parle de chakras, d’astrologie, d’ésotérisme, de chamanisme, d’équilibre énergétique comme moyens de traiter un trouble psychologique; ou encore
  • dit que vous avez le plein pouvoir, le potentiel de changer, et que si ça ne fonctionne pas, c’est parce que vous ne faites pas assez confiance, que vous avez de la difficulté à vous abandonner au traitement.

Même si la personne ne prononce jamais le mot « psychothérapie », si elle pratique un traitement psychologique visant à transformer votre manière d’être et d’agir dans le but de soulager une souffrance ou une détresse psychologique, la loi l’oblige à avoir ou à obtenir un permis, ou encore à cesser ses activités.

Pour dénoncer une pratique douteuse ou faire une plainte : https://www.ordrepsy.qc.ca/signaler-un-exercice-illegal

La psychothérapie telle que définie par le Code des professions est : 

« Un traitement psychologique pour un trouble mental, pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique qui a pour but de favoriser chez le client des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif, émotionnel ou comportemental, dans son système interpersonnel, dans sa personnalité ou dans son état de santé. Ce traitement va au-delà d’une aide visant à faire face aux difficultés courantes ou d’un rapport de conseils ou de soutien. »

(réf.: Ordre des psychologues du Québec)