Un dernier mot de la présidente sortante

Chers membres,

Le temps est venu pour moi de vous livrer une dernière réflexion pour clore mon mandat à titre de présidente de l’Association des psychothérapeutes du Québec.

Les dernières semaines m’ont permis de revisiter l’histoire de notre association et celle de mon engagement durant ces années. Au départ, le souci de légitimer notre profession et de contribuer à créer un encadrement justifiant cette légitimation a été pour moi un facteur de mobilisation, ce qui m’a aussi permis de briser la solitude de ma pratique privée.

Au fil des ans, les démarches, les réflexions, les contacts avec les membres et les diverses associations impliquées dans la santé mentale et psychologique ont soutenu mon engagement.

J’ai pu constater que psychothérapeutes, psychologues et intervenants communautaires partageons les mêmes préoccupations et défis, dans un environnement où les changements de plus en plus accélérés ont un impact indéniable sur les relations. Nous unir pour confronter nos pratiques et nous enrichir de nos différences devient un impératif pour que la psychothérapie demeure vivante. Je crois profondément que notre « profession » constitue un outil d’humanisation essentiel dans cette société où, sous prétexte d’efficacité, la tendance à « commercialiser » les relations occupe souvent l’avant-plan.

L’Association des psychothérapeutes du Québec a un rôle déterminant à jouer afin que ces convictions s’incarnent dans des mesures concrètes aux plans social, politique, économique et scientifique.

L’équipe du Conseil d’administration, en place depuis le 26 novembre dernier, est animée du souffle qui présage bien de l’actualisation des actions pour remplir sa mission de veiller à ce que la psychothérapie bénéficie de conditions favorables pour accroître sa contribution dans le domaine de la santé mentale et publique au Québec.

En terminant, je veux rendre hommage aux membres des divers Conseils d’administration dont la persévérance et la générosité a permis à la SQPP d’être reconnue comme interlocuteur valable à certaines étapes des consultations préliminaires à la loi 28 : ils ont maintenu un appui indéfectible aux membres à travers les différentes activités de formation et de ressourcement, puis surtout, par le travail remarquable pour la défense des droits des psychothérapeutes.

Je remercie particulièrement les compagnons et compagnes de route des dernières années de transition qui m’ont soutenue et m’ont appris le plaisir de faire équipe.

Je quitte mon poste avec la sensation du devoir accompli et la conviction que la relève assurera la pérennité de notre association. Pour cela, je tiens à vous répéter que chacun de vous est important et je vous invite à témoigner dans vos milieux de la nécessité de nous unir et d’appeler vos collègues à se joindre à nous. Pour ma part, je vous assure de ma collaboration indéfectible dans les dossiers où elle pourra vous être utile.

Cordialement,

Andrée Thauvette Poupart